Les
conséquences de l’imbécilité sont innombrables...
Je ne
puis m’empêcher d’établir un parallèle entre la façon dont on
dirige l’entreprise pour laquelle je travaille et celle dont on
dirige la province. Diviser pour mieux régner? Il semble que ce soit
le cas. Sans entrer dans les détails, ce serait trop long, le fait
demeure que la semaine prochaine, je vais être mis à pied 7 jours. D’une certaine façon, ça fait bien mon affaire.
En effet, de bénéficier d’une semaine de « vacances » à
ce moment de l’année est pour moi une aubaine. Mais je ne suis pas
certain que ce soit le cas pour la majorité. Les nouveaux embauchés,
qui viennent de fonder une famille tout en peinant à joindre les
deux bouts seront beaucoup moins enthousiastes que moi. Le résultat
est désastreux et cette façon agressive et injustifiée de diriger
n’a plus sa place, à mon humble opinion. Quand on va au fond du
problème, dans la majorité des cas, on se rend compte que les
crises sont presque toujours créées par un égo, un nombrilisme et
un orgueil démesurés. C’est le cas à mon boulot, c’est également
le cas dans ce fameux conflit étudiant qui n’en finit plus de
s’envenimer. Qu’est-ce qu’on peut faire comme acteurs passifs dans
ces situations? À mon avis, il faut se mobiliser, militer et faire
en sorte que ces acteurs prétentieux perdent de leur superbe pour
une fois pour toutes. Il devient de plus en plus insupportable de
constater que la masse ne cesse de plier face à ces dictateurs qui
finissent toujours par arriver à leurs fins par des moyens plus ou
moins éthiques.
Mobilisons-nous!
Aidons les indécis à mieux comprendre les enjeux!
Pour
finir, je laisse ici un texte à lire qui est une sorte de mode
d’emploi, une manière de gros bon sens à mettre en application.
Vous reconnaitrez sans doute le style inimitable de ce grand
philosophe allemand Nietzsche. Ce texte figure déjà dans ce blogue. Le contexte était parfois très différent.
Hommes
préparatoires.
Je
salue tous les signes indiquant le commencement d’un âge plus viril,
plus guerrier qui avant tout remettra à l’honneur la bravoure! Car
il doit ouvrir la voie à un âge encore supérieur et rassembler la
force dont celui-ci aura un jour besoin — l’âge qui portera
l’héroïsme au sein de la connaissance et mènera des guerres pour
les pensées et leurs conséquences. Pour cela, il faut à présent
bien des hommes préparatoires vaillants qui ne peuvent cependant pas
surgir du néant — et pas davantage du sable et de la vase de la
civilisation d’aujourd’hui et de la formation dispensée par nos
grandes villes actuelles : des hommes qui sachent être silencieux,
solitaires, résolus, satisfaits et persévérants dans l’activité
invisible : des hommes qui en vertu d’un penchant intérieur
recherchent en toutes choses ce qu’il faut surmonter en elles : des
hommes qui possèdent en propre gaieté d’esprit, patience,
simplicité et mépris pour toutes les grandes vanités, tout autant
que générosité dans la victoire et indulgence envers les petites
vanités de tous les vaincus : des hommes qui portent un jugement
perspicace et libre sur tous les vainqueurs et sur la part de hasard
inhérente à toute victoire et toute gloire : des hommes qui aient
des fêtes propres, des jours de travail propres, des périodes de
deuil propres, rompus au commandement et commandant avec assurance,
prêts pareillement à obéir, là où il le faut, pareillement fiers
dans l’un et l’autre cas, pareillement au service de leur propre
cause : des hommes qui prennent plus de risques s’exposent davantage
au danger, des hommes plus féconds, des hommes plus heureux! Car,
croyez-moi! — le secret pour retirer de l’existence la plus grande
fécondité et la plus grande jouissance, c’est : vivre dangereusement! Bâtissez vos villes sur le Vésuve! Lancez vos navires sur des
mers inexplorées! Vivez en guerre avec vos pareils et avec
vous-mêmes! Soyez brigands et conquérants, tant que vous ne pouvez
pas être maîtres et possesseurs, hommes de connaissance! Le temps
ne sera bientôt plus où vous pouviez vous contenter de vivre, tels
des cerfs farouches, cachés au fond des bois! La connaissance
finira par tendre la main vers ce qui lui revient de droit : — elle
voudra devenir maître et possesseur, et vous avec elle!
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